vendredi 18 mai 2012

Après les chiens, les vers...

Deux critiques du même lecteur sur le site Critiques Libres (www.critiqueslibres.com ).

L'une au sujet d'À minuit, les chiens cessent d'aboyer en avril dernier, l'autre le 14 mai concernant le second opus des aventures Blacke/Laribi : En attendant les vers.



Un polar des corons...

« (...) Une bonne surprise... le capitaine David Blacke flic cynique au possible, parfois énervant avec ces remarques désabusées doit résoudre un meurtre d'un jeune homme connu pour ces idées néo-nazis.
Le rythme est bon, le personnage du flic attachant (comme le peut être le dr House, on aime le détester).
Quelques bons mots, histoire crédible, j'ai passé un bon moment à lire ce livre (...). j’achèterai prochainement son nouveau roman qui est sorti dernièrement et qui narre une nouvelle aventure du capitaine Blacke. »
Ndeprez , le 11 avril 2012
Critique complète à lire >>>> ICI




Blacke in black !

« (...) cette fois Blacke a quitté la police et Amélie Laribi est promue capitaine.
Pauvre Blacke , encore plus sombre, à la limite de s'exploser la cafetière, voilà que son adolescence et ses fréquentations d'alors lui reviennent en pleine face.
Un quintuple meurtre a eu lieu à Auchel (...) et les suspects ne manquent pas...Le tueur est il un flic ? ou appartient il à cette bande de pieds nickelés des bacs à sable qui sévissait dans la région il y a plus de 20 ans, tous plus ou moins amoureux de la même nana?

Une histoire très bien ficelée, bien tordue de nombreux retours en arriere et un style très particulier (...) font de ce deuxième polar de M. Moslonka une vraie réussite et me confortent dans l'idée que les éditions du Riffle Noir éditent vraiment des sacrés polars. (...) Avec ce 2eme polar Michael Moslonka enfonce le clou ... à moins que ce soit le clown !»

Ndeprez , le 14 mai 2012
Critique complète à lire >>>> ICI


samedi 5 mai 2012

C21 H22... Troisième extrait



Après Fou contre tour,

puis Éclipse d'une nuit d'hiver












« Avec cette troisième aventure de son personnage, Richard Albisser a l'intelligence d'ouvrir portes et fenêtres, d'oxygéner son intrigue plutôt que de l'étouffer sous le poids du régional et des petites affaires d'un policier de terrain. Il concilie ainsi le local et le global avec un talent certain.»
Laurent Greusard - mardi 17 avril 2012
www.k-libre.fr (site de l'actualité littéraire policière)


Résumé
Date: septembre 2008
Lieu: versant Nord-Est de Lille
Décor: sur fond de crise financière
Un couple paisible est retrouvé sans vie à son domicile. Les Autorités concluent bien facilement à un suicide.
Jasmina, l'épouse du capitaine Drassir, ne l'entend pas de cette oreille. Ne serait-ce pas plutôt un acte criminel? Elle s'en ouvre auprès de son mari qui accrédite par commodité la thèse officielle.
Mais les évènements vont se précipiter et donner raison à Jasmina.


Extrait

   Armand Duponchel était sorti de la salle des fêtes la figure déconfite. Il se rendait au club à pied car son bureau, tout autant que son domicile, se situaient à équidistance et à moins d’un quart d’heure de marche de part et d’autre. Dans son esprit, l’inquiétude avait fortement brouillé les circuits. Les pensées qu’il formait confluaient toutes vers des impasses et s’il se disait, tiens, faisons un saut par le bureau, une terrible inanité lui soufflait un vent contraire ou alors, tiens, passons voir un ami, un tour rapide des adresses l’amenait soudain à l’évidence qu’il avait tissé au fil des ans des liens si superficiels qu’au regard de sa situation critique d’aujourd’hui, aucun des noms qu’il énumérait ne s’associait à ce que le sens commun entendait par amitié. Quant à rentrer chez lui, ça lui était décidément impossible. Sylviane le harcèlerait aussitôt car depuis lundi, il lui avait entrouvert les yeux sur l’abysse dans lequel le destin les précipitait. Il composa pour la vingtième fois le numéro d’Adelfi et pour la vingtième fois une annonce froide qu’il connaissait par cœur lui renvoya l’image de son vide sidéral. Alphonse l’avait informé il y a une semaine qu’il ne le couvrait pas dans les positions qu’il prenait. C’est trop risqué en ce moment, lui avait-il dit, renonce ! Duponchel avait en effet de longue date fomenté un plan qui se voulait être un gros coup. Il avait depuis un an et demi ourdi une trame implacable de sorte à faire tomber les échéances de primes de tous ses clients au 31 août. Il avait même mis la pression pour que les règlements arrivent au plus tard la première semaine de septembre. Il fallait toujours se méfier des retardataires ou de ceux qui tiraient sur la corde. Sa trésorerie atteindrait ainsi un niveau maximum. Pensez donc : deux millions d’euros, ça faisait un joli paquet. Par un jeu d’écritures dans lequel il excellait pour pratiquer le métier depuis vingt-cinq ans, il ne reverserait les primes déduites de son commissionnement que le 20 septembre. Il avait donc placé sur un support court terme l’ensemble des fonds. S’il en retirait le bénéfice escompté, il pouvait sans problème partir le lendemain pour une retraite définitive. La routine du boulot commençait sérieusement à l’ennuyer. À quarante-neuf ans, l’idée de prendre la quille ne lui déplaisait pas. Sa spéculation s’était ainsi donné des airs de Bahamas longue durée. Bien sûr, c’était dangereux mais bon sang, il fallait tenir quoi ? Dix jours ? Les marchés étaient porteurs depuis la dégringolade de 2001 ; l’entrée des troupes américaines en Irak les avait fait repartir comme un seul homme à la hausse. Bon, il y avait eu le pic de l’année dernière à presque 6000 mais le CAC au plus haut à 7000 points, il fallait définitivement oublier. L’indice phare de la place de Paris avait replongé récemment à un peu moins de 4000, un support qui deviendrait un plancher qu’il ne serait pas près de crever et il retrouverait le niveau de 5000, c’était sûr, voire il le dépasserait, c’était probable. Il y avait encore 1000 points à parcourir, cela faisait une sacrée marge qui demanderait deux ou trois trimestres pour être comblée. Alors dix jours, nom de dieu !, pour assurer un joli magot à ceux qui en avaient… Dix petits jours seulement !
  Puis ce fut le coup de semonce lundi après-midi. La faillite d’une banque vieille de plus de cent cinquante ans, un établissement qui avait aidé au développement du coton américain, du chemin de fer vers l’Ouest, qui avait passé la tourmente de 29, qui avait participé au boom mondial des téléviseurs, bref une institution, se rangeait sous le coup du fameux article 11. Décidément, le 11 en matière de finances portait malheur ! Un oiseau de mauvais augure… Chute brutale et vents de panique.
  Armand, en dépit des avertissements d’Alphonse, s’était dit que le banquier ne les mettrait pas à exécution ; ils se connaissaient depuis plus de trente ans. Mais il aurait au moins aimé le lui entendre dire. Une mauvaise passe, se rassura-t-il avec la piètre foi de celui qui se ment ! Il passa devant le distributeur de billets du Crédit Artésien et fut pris d’un haut-le-cœur. Aussi entra-t-il dans le café de l’Étoile en se disant qu’un bon cognac lui remettrait les idées en place. Un puis deux puis trois… la bouche sèche, il commanda un demi dont il équilibra le nombre comme une écriture comptable. En général, il supportait assez mal l’alcool et la brume de l’ivresse l’incitait à élaborer des plans farfelus. Il trafiquerait les contrats et il lui resterait à prier pendant un an que les clients n’aient pas de sinistres. Il se fit remettre un whisky, un double bien tassé, un dernier puis il verrait…
 à suivre...

1er extrait à lire >>>> ICI

2eme extrait à lire >>>> ICI

Qui est l'auteur? Réponse >>>> ICI

Entrevue radiophonique de l'auteur >>>> ICI

mercredi 2 mai 2012

Richard Albisser sur radio Boomerang

 
Avant le troisième extrait de C21 H22..., Riffle Noir vous propose de faire un peu plus connaissance avec son auteur. Cela grâce à une entrevue radiophonique durant l'émission Roubaisienne
du mercredi 11 avril 2012
Le Temps des mots
sur

www.radioboomerang2.com/site



Pour écouter Richard Albisser
cliquez
(le téléchargement peut prendre un peu de temps)